L’histoire de la kinésiologie : une exploration du fonctionnement humain avec le test musculaire

D’où vient la kinésiologie ? Histoire, origines et évolution d’une approche du fonctionnement humain

Nina BONNIN-THEUX

8/7/202613 min read

Alors que la kinésiologie gagne en popularité, une image revient souvent :

« C’est la pratique où le professionnel exerce une pression sur ton avant bras, c'est ça ? »

Cette représentation correspond effectivement à l’utilisation de l'outil central de la kinésiologie : le test neuromusculaire.

Le muscle le plus fréquemment utilisé aujourd’hui pour cette observation est le brachio-radial, notamment pour sa facilité d’utilisation et son confort pour la personne accompagnée. c'est pourquoi le kinésiologue travail majoritairement avec l'avant bras mais le résultat est valable avec tous les muscles du corps sur lequels on peut effectué une pression et observer sa réaction.

Mais alors la grande question c'est :

Que peut nous apprendre la réponse d’un muscle sur le fonctionnement d’une personne ?

Derrière ce geste simple se trouve une longue évolution : celle de praticiens qui, au fil des décennies, ont cherché à mieux comprendre les liens entre le corps, le système nerveux, les émotions, les apprentissages et les mécanismes d’adaptation de l’être humain.

La kinésiologie n’est donc pas née d’une seule méthode créée à un instant précis. Elle s’est construite progressivement à travers différentes observations, influences et recherches cliniques autour de cette question fondamentale :

De nouveau, Que peut nous apprendre la réponse d’un muscle sur le fonctionnement d’une personne ?

C’est autour de cette interrogation que va se développer la Kinésiologie Appliquée, puis évoluer en une discipline aujourd’hui utilisée dans de nombreux domaines d’accompagnement.

Les racines de la kinésiologie : comprendre le muscle et le mouvement

Avant que la kinésiologie existe, le test musculaire manuel était déjà utilisé dans les domaines médicaux et de la rééducation.

Henry Kendall et Florence Kendall, physiothérapeutes américains, développent une méthode structurée d’évaluation musculaire et posturale.

Leur ouvrage de référence, Muscles: Testing and Function, devient une base importante dans l’étude clinique de la fonction musculaire.

À cette période, le muscle est principalement étudié comme un élément permettant d’observer la force et la coordination

Le test musculaire est alors avant tout un outil d’évaluation fonctionnelle.

Mais progressivement, certains praticiens vont s’intéresser à une autre question :

Pourquoi la réponse d’un muscle peut-elle varier selon les situations ?

Cette interrogation va ouvrir une nouvelle étape dans l’histoire du test musculaire.

George Goodheart : la naissance de la Kinésiologie Appliquée

George Joseph Goodheart (1918-2008) est un chiropracteur américain. Dans les années 1960, il utilise le test musculaire dans sa pratique et observe des phénomènes qui attirent son attention.

Il remarque que certains muscles présentant une faiblesse peuvent parfois retrouver du tonus après certaines stimulations manuelles, sans modification liée à un entraînement musculaire.

Cette observation l’amène à porter un autre regard sur le test musculaire.

Il ne s’intéresse plus uniquement à la capacité du muscle à produire une force.

Il cherche à comprendre la qualité de sa réponse et ce qui l'influence.

Le test musculaire devient alors un outil d’observation du fonctionnement neuromusculaire.

La question évolue :

« Quelle est la force de ce muscle ? »

vers :

« qu'est ce qui influence la faiblesse musculaire et quels systemes internes peuvent améliorer son état ? »

Le test musculaire devient un test neuromusculaire

C’est dans cette logique que George Goodheart développe en 1964 la Kinésiologie Appliquée (Applied Kinesiology).

Le muscle n’est plus seulement une structure isolée. Il devient une porte d’entrée pour observer les relations possibles entre différentes dimensions du fonctionnement humain.

Aujourd’hui, cette compréhension peut être éclairée par les connaissances en neurosciences et en physiologie du système nerveux.

En effet, le test neuromusculaire peut être compris comme une manière d’observer une variation de réponse du système nerveux face à un stimulus.

Lorsqu’un stimulus est appliqué ( information sensorielle, évocation d'un souvenir ou intention d’évaluation d'un concept, croyances... ), le système nerveux central traite immédiatement, de manier automatique et inconsciente, cette information et organise une réponse motrice "adaptée". Cette réponse peut varier en fonction de nombreux paramètres internes : niveau de stress, état de vigilance, charge émotionnelle, fatigue, ou encore contexte global de l’organisme.

Ainsi, le muscle ne “réagit” pas de manière isolée, mais reflète l’état d’organisation du système nerveux au moment précis du test.

C’est cette lecture neurophysiologique qui permet de comprendre le test comme un outil d’observation de la manière dont le corps s’adapte en temps réel à une stimulation.

C’est cette ouverture progressive qui va permettre à la kinésiologie d’évoluer au-delà de la seule observation musculaire et de s’intéresser ensuite aux dimensions émotionnelles, cognitives et comportementales.

Le terme « test musculaire » reste aujourd’hui largement utilisé, mais dans cette perspective il serait plus précis de parler de test neuromusculaire, car l’observation concerne une réponse organisée par le système dans son ensemble et non uniquement le muscle lui-même.

Les influences qui construisent la Kinésiologie Appliquée

La Kinésiologie Appliquée ne s’est pas développée seule.

Comme beaucoup de disciplines qui cherchent à comprendre le fonctionnement humain, elle s’est construite par l’intégration progressive de différents regards sur le corps.

Au fil de ses recherches, George Goodheart va s’appuyer sur des observations issues de plusieurs domaines : chiropractie, ostéopathie, physiologie, réflexes corporels et traditions de lecture globale du corps.

Ces influences vont enrichir l’utilisation du test neuromusculaire et participer à construire la vision particulière de la kinésiologie : celle d’un organisme en interaction permanente avec lui-même et son environnement.

Nous allons voir les 5 grandes branches de la kinésiologie appliquées crée par GoodHeart. ( Si vous ne voulez pas rentrer dans les détails, n'hésitez pas à aller directement à la suite de l'article avec John Thie : rendre la kinésiologie accessible au plus grand nombre )

1 . Les techniques origine-insertion : explorer la relation entre muscle et système nerveux

Parmi les premiers développements propres à Goodheart figurent les techniques dites origine-insertion.

Elles s’intéressent aux zones d’attache des muscles, au niveau de leur origine et de leur insertion anatomique.

L’observation développée est que certaines stimulations de ces zones peuvent influencer la réponse observée lors du test neuromusculaire.

L'activité du muscle dépend en permanence des informations reçues par le système nerveux, notamment à travers les récepteurs sensoriels impliqués dans la proprioception, c’est-à-dire la perception de la position et du mouvement du corps.

Cette réflexion contribue à renforcer une idée centrale de la kinésiologie :

le mouvement est le résultat d’une communication constante entre le corps et le système nerveux.

2. Les points neurolymphatiques : l’influence de Frank Chapman

Une autre influence importante vient des travaux de Frank Chapman (1871-1946), médecin ostéopathe américain.

Au début du XXe siècle, il développe le concept des réflexes neurolymphatiques : des zones corporelles spécifiques auxquelles il associe certains fonctionnements physiologiques.

George Goodheart reprend certaines de ces observations et les intègre dans son approche.

Ces points deviennent alors des outils utilisés dans l’exploration de la réponse musculaire.

3. Les points neurovasculaires : les recherches de Terrence Bennett

Les travaux de Terrence Bennett, chiropracteur américain, constituent également une influence intégrée par Goodheart.

Bennett explore des zones réflexes, notamment au niveau crânien, auxquelles il attribue une influence sur certains processus corporels.

Goodheart reprend ces observations et développe leur utilisation dans le cadre du test neuromusculaire.

Ces recherches participent à élargir la réflexion autour d’une question qui traverse l’histoire de la kinésiologie :

Comment les différentes informations reçues par le corps participent-elles à son organisation et à son adaptation ?

4. L’influence de l’ostéopathie crânienne : William Sutherland

La kinésiologie a également été influencée par certains concepts issus de l’ostéopathie crânienne développée par William Garner Sutherland (1873-1954).

Élève d’Andrew Taylor Still, fondateur de l’ostéopathie, Sutherland développe une approche explorant les relations entre les structures du crâne, les membranes, les fluides et les mécanismes d’adaptation du corps.

Ses travaux participent à diffuser une vision du corps comme un ensemble interconnecté.

Cette notion d’interconnexion va progressivement devenir un élément important dans de nombreuses approches corporelles, dont certains courants de kinésiologie.

L’apport de l’acupuncture : une vision globale du fonctionnement corporel

L’intégration de certains concepts issus de la médecine traditionnelle chinoise constitue également une étape importante dans l’histoire de la Kinésiologie Appliquée.

À travers cette influence, une nouvelle manière de considérer le corps apparaît : celle d’un organisme où les fonctions ne sont pas indépendantes, mais reliées par des interactions constantes.

Alors que la médecine occidentale classique de l’époque cherche souvent une relation directe

entre un symptôme et une cause locale :

douleur d’épaule → problème d’épaule

faiblesse musculaire → problème musculaire

d’autres traditions proposent une lecture plus globale :

le corps fonctionne comme un ensemble de relations

une perturbation dans une fonction peut influencer d’autres manifestations

l’organisme cherche continuellement à maintenir son adaptation.

Cette vision rejoint progressivement certaines interrogations de la kinésiologie :

Comment un organisme s’organise-t-il pour maintenir son fonctionnement face aux différentes contraintes qu’il rencontre ?

John Thie : rendre la kinésiologie accessible au plus grand nombre

Jusqu’aux années 1970, la Kinésiologie Appliquée développée par George Goodheart reste principalement utilisée dans un cadre médical et chiropratique.

Un tournant majeur intervient avec John Thie (1933-2005), chiropracteur américain et élève de George Goodheart.

Avec l’accord de Goodheart, il développe une approche permettant de rendre certains principes de la Kinésiologie Appliquée accessibles à un public plus large.

Dans les années 1970, il crée le Touch for Health (La Santé par le Toucher).

Son objectif est de transmettre des outils issus de la kinésiologie dans une démarche d’éducation au bien-être et de compréhension du fonctionnement corporel.

Cette étape est essentielle dans l’histoire de la discipline.

La kinésiologie sort progressivement du cercle des professionnels de santé pour devenir accessible à des praticiens issus d’horizons variés.

Cette diffusion va permettre l’émergence de nouvelles recherches et de nouvelles façons d’explorer le fonctionnement humain.

Une discipline qui évolue vers une compréhension plus globale de l’être humain

Avec la diffusion du Touch for Health, la kinésiologie va progressivement intégrer de nouvelles dimensions.

Le corps reste au centre de l’approche, mais une nouvelle question apparaît :

Comment nos expériences, nos émotions et nos perceptions influencent-elles notre manière de fonctionner ?

Cette évolution va conduire certains praticiens à explorer davantage les liens entre :

  • le corps ;

  • les émotions ;

  • les comportements ;

  • les apprentissages ;

  • les mécanismes de stress et d’adaptation.

C’est cette période qui va contribuer à construire la kinésiologie telle qu’elle existe aujourd’hui : une discipline intégrative qui rassemble différents héritages historiques autour d’une même exploration du fonctionnement humain.

L’ouverture vers les émotions, les comportements et les mécanismes d’adaptation

Le regard porté sur le corps continue d’être central, mais une nouvelle question apparaît :

Comment les expériences vécues, les émotions et les perceptions influencent-elles notre manière de fonctionner ?

Cette évolution marque une étape importante dans l’histoire de la kinésiologie.

Le stress n’est plus seulement envisagé comme une réaction physiologique du corps face à une contrainte. Il devient également une expérience globale impliquant :

  • les réactions corporelles ;

  • les émotions ;

  • les perceptions ;

  • les apprentissages ;

  • les stratégies d’adaptation développées au cours de la vie.

C’est dans cette période que différentes approches vont explorer davantage la relation entre le corps et le fonctionnement psychologique humain.

Gordon Stokes, Daniel Whiteside et Candace Callaway : explorer le lien entre stress, émotions et comportements

Parmi les évolutions importantes de cette période figure le développement du Three In One Concept, également appelé One Brain®.

Cette approche est créée par trois personnalités aux parcours complémentaires :

  • Gordon Stokes ;

  • Daniel Whiteside ;

  • Candace Callaway.

Leur objectif est d’explorer comment les expériences vécues, les émotions et les perceptions peuvent influencer notre manière de penser, de ressentir et d’agir.

Cette évolution élargit progressivement la compréhension du stress.

Une réaction de stress n’est plus seulement vue comme une réponse automatique du corps : elle devient aussi liée à la manière dont une personne interprète une situation, aux expériences qui ont construit ses références et aux réponses qu’elle a développées pour s’adapter à son environnement.

Gordon Stokes : comprendre les réactions humaines face aux expériences vécues

Gordon Stokes (1929-2006), psychologue et éducateur dans le domaine du développement humain, s’intéresse aux liens entre émotions, comportements et apprentissages.

Il développe notamment le Baromètre du Comportement, un outil visant à explorer les différents états émotionnels associés à une situation.

Cette approche participe à introduire une nouvelle dimension dans la kinésiologie :

observer comment notre monde intérieur peut influencer notre manière de percevoir une expérience et d’y répondre.

Daniel Whiteside : explorer les liens entre structure et fonctionnement humain

Daniel Whiteside (1933-2013) apporte une réflexion autour des relations possibles entre la structure humaine, la perception et certains aspects du fonctionnement individuel.

À travers son concept de Structure/Fonction, il cherche à explorer comment certaines caractéristiques corporelles peuvent être mises en relation avec des modes de fonctionnement.

Ses travaux participent à élargir la réflexion autour d’une idée devenue centrale dans de nombreuses approches du fonctionnement humain :

notre manière d’être au monde est influencée par l’ensemble de notre histoire, et pas uniquement par nos pensées conscientes.

Candace Callaway : organiser une approche centrée sur les choix et l’adaptation

Candace Callaway (1949-2005), kinésiologue, elle participe au développement et à la structuration du Three In One Concept.

Son travail contribue à organiser les outils de cette approche autour de l’exploration des liens entre :

  • émotions ;

  • perceptions ;

  • comportements ;

  • capacité à faire des choix.

Cette période représente une évolution majeure dans l’histoire de la kinésiologie :

la discipline ne s’intéresse plus uniquement à la manière dont le corps fonctionne, mais également à la manière dont une personne s’est construite et adaptée au cours de son histoire.

La kinésiologie : le mouvement au service des apprentissages

Une autre évolution importante de la kinésiologie va émerger autour d’une question différente :

Quel rôle joue le mouvement dans le développement des capacités d’apprentissage ?

C’est dans cette réflexion que Paul et Gail Dennison développent Brain Gym®, également appelé Éducation Kinesthésique.

Paul Dennison : comprendre les liens entre mouvement et apprentissage

Paul Dennison, éducateur spécialisé, s’intéresse aux difficultés d’apprentissage et aux facteurs pouvant influencer les capacités cognitives.

Ayant lui-même rencontré des difficultés de lecture durant son enfance, il explore progressivement les liens entre :

  • mouvement ;

  • perception ;

  • coordination ;

  • attention ;

  • organisation corporelle.

Ses recherches l’amènent à développer une approche basée sur des mouvements simples visant à favoriser l’intégration des différentes dimensions nécessaires aux apprentissages.

Gail Dennison : développer une pédagogie du mouvement

Gail Dennison collabore avec Paul Dennison dans le développement de Brain Gym®.

Elle participe à structurer les exercices et leur transmission pédagogique.

Cette approche contribue à diffuser une idée importante dans l’évolution de la kinésiologie :

le mouvement n’est pas uniquement une fonction physique, il participe également à notre manière d’explorer notre environnement, de traiter les informations et de mobiliser nos ressources.

Une discipline devenue intégrative

Les différents courants qui ont marqué son histoire ont progressivement été réunis dans les formations contemporaines de kinésiologues.

Le professionnel est ainsi formé aux 3 dimensions de la discipline : le travail corporel et neuromusculaire, l’exploration du stress et des dimensions émotionnelles, ainsi que les approches utilisant le mouvement et les apprentissages.

Cette formation plurielle explique en partie la richesse de la pratique actuelle.

Elle permet au kinésiologue de disposer de différents outils et de différentes grilles de lecture, plutôt que d'appliquer une méthode unique à toutes les personnes.

Ensuite, comme dans de nombreuses professions, chaque praticien développe ses propres domaines de prédilection.

Certains s’intéressent davantage au stress et à la régulation, d’autres aux apprentissages, aux problématiques corporelles, aux émotions ou aux périodes de transition.

Mais derrière cette diversité, le socle reste commun :

utiliser le corps et sa réponse comme une voie d’exploration du fonctionnement de la personne.

Pourquoi peut-on travailler sur des problématiques aussi variées ?

Une personne peut venir parce qu’elle dort mal depuis plusieurs semaines.

Une autre parce qu’elle ressent des tensions corporelles lorsqu’elle traverse une période difficile.

Une autre encore parce qu’elle se sent systématiquement bloquée dans certaines situations, répète les mêmes réactions ou a l’impression de savoir consciemment ce qu’elle voudrait faire sans parvenir à agir différemment.

On peut également consulter autour de problématiques liées aux apprentissages, à l’attention, à la concentration ou à certaines difficultés scolaires.

À première vue, ces demandes semblent n’avoir que peu de rapport entre elles.

Pourtant, elles peuvent toutes amener à s’interroger sur le fonctionnement de la personne :

Que se passe-t-il dans son organisme lorsqu’elle rencontre cette situation ?

Quelles informations son système nerveux prend-il en compte ?

Comment son histoire et ses apprentissages influencent-ils ses réponses ?

Quelles stratégies d’adaptation a-t-elle développées ?

C’est cette recherche de compréhension qui constitue le fil conducteur de la kinésiologie contemporaine.

Du symptôme à la personne qui le vit

Cela ne signifie pas qu’une difficulté physique, émotionnelle ou cognitive possède nécessairement une origine unique ou qu’un test musculaire permettrait à lui seul d’en déterminer la cause.

Le fonctionnement humain est beaucoup plus complexe.

Le sommeil, par exemple, peut être influencé par de nombreux facteurs : rythmes biologiques, environnement, habitudes, état émotionnel, santé physique, stress ou encore contexte de vie.

De la même manière, une difficulté d’apprentissage ne peut pas être réduite à une seule explication.

La kinésiologie propose plutôt une autre porte d’entrée : observer la personne dans son ensemble et rechercher ce qui, dans son fonctionnement actuel, peut être mobilisé, ajusté ou mieux compris.

Cette distinction est importante.

La kinésiologie ne consiste pas simplement à chercher « ce qui ne va pas ».

Elle cherche à comprendre comment la personne fonctionne dans la situation qu’elle rencontre.

Le test neuromusculaire : un outil central mais pas toute la kinésiologie

C’est probablement ici que l’image du bras que l’on tient prend tout son sens.

Oui, le test neuromusculaire est au cœur de la pratique.

Mais le test n’est pas la finalité de la séance.

Le geste est simple : le praticien exerce une pression contrôlée sur un muscle et observe sa réponse.

Ce qui est complexe, c’est tout ce qui vient avant et après :

  • quelle information est recherchée ;

  • dans quel contexte la personne se trouve ;

  • quelles hypothèses sont explorées ;

  • comment les réponses sont mises en relation avec ce que la personne vit ;

  • quelles ressources ou stratégies peuvent être mobilisées.

Le test neuromusculaire constitue donc un outil d’observation et de dialogue avec le corps.

Il ne remplace ni l’écoute, ni l’observation clinique, ni les connaissances nécessaires pour comprendre la situation d’une personne.

Et surtout, il ne transforme pas automatiquement une réponse musculaire en vérité cachée.

La réponse observée est une information parmi d’autres, qui doit être replacée dans son contexte.

Cette précision est essentielle pour comprendre ce qu’est réellement une pratique professionnelle de la kinésiologie.

Pour conclure

L’histoire de la kinésiologie est finalement celle d’un élargissement progressif du regard porté sur le fonctionnement de l'être humain.

Aujourd'hui on consulte un kinésiologue pour diverses raisons.

Mais derrière chacune d’elles se trouve une même question :

comment cette personne fonctionne-t-elle aujourd’hui, et comment peut-elle retrouver davantage de possibilités de réponse face à ce qu’elle vit ?

C’est peut-être là que se trouve le véritable fil rouge de la kinésiologie.

Alors la prochaine fois qu'on vous demande si vous savez ce que fait un kinésiologue vous pouvez lui dire ceci : « La kinésiologie c'est une pratique très variée qui observe les réactions neuromusculaires du corps pour explorer notre fonctionnement personnel : nos réponses face au stress, aux émotions et aux capacités d’adaptation de notre organisme. C'est une pratique qui touche à de nombreux domaines de la vie. »

Adresse

53 Rue st Maximin, 69003 Lyon

06 78 01 16 07

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Numéro Siret 98203780600014

Nina BONNIN-THEUX

Kinésiologue à Lyon
Kinésiologue à Francheville Craponne

A LYON : Métro D à Monplaisir-Lumière Bus C16 à Harmonie
Mon accompagnement est complémentaire à la médecine conventionnelle, sans jamais s’y substituer.
Je ne pose aucun diagnostic, mais je peux, si besoin, vous orienter vers un professionnel de santé adapté, dans une démarche globale de bien-être.